Les Champis mes ancêtres

Cette pièce naît d’une réflexion autour de l’ADN
comme une mémoire vivante.
À l’intérieur,
des traces.
Pas seulement humaines.
Elles évoquent des champignons,
mais aussi autre chose :
des présences en circulation.

Des formes apparaissent,
doucement.
Elles émergent des tissus,
se transforment,
se déplacent.
Un réseau se dessine.
Il traverse la pièce
comme une structure interne,
un système discret.
Génétique, peut-être.
Organique, certainement.


La forme se déploie,
au-delà d’elle-même.
Elle n’est pas fixe.
Elle continue.

Des lignes relient,
transmettent,
propagent.
Rien n’est isolé.


Dans la partie supérieure,
une forme peut apparaître :
presque un corps.
En position fœtale,
ou en transformation.
Une mémoire contenue,
mais jamais immobile.

Je pense l’ADN
comme un espace traversé.
Un espace où coexistent
différentes formes du vivant.
Pas une origine unique,
mais une multiplicité active.

La pièce existe,
mais elle déborde.
Elle s’inscrit dans un espace,
tout en restant en circulation.
Les matériaux portent déjà
leurs propres histoires.
Recyclés,
déplacés,
réassemblés.
La matière se souvient.


Nous ne sommes jamais seuls
dans ce qui nous compose.